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Mais pourquoi quelqu’un voudrait-il faire carrière en informatique?

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J’ai découvert qu’il n’y a pas une chose en particulier qui pousse quelqu’un à faire carrière en informatique. J’ai appris qu’on n’a pas besoin d’être un enfant prodige ou un génie des maths pour devenir informaticienne : il faut simplement aimer apprendre et résoudre des problèmes. Pendant une causerie des ambassadrices ados de Canada en programmation, trois femmes brillantes nous ont parlé des raisons pour lesquelles elles ont choisi de travailler en informatique, des obstacles qu’elles ont rencontrés et, surtout, des façons dont elles les ont surmontés. 

La causerie, qui était animée par des super membres de l’équipe de Canada en programmation, mettait en vedette les informaticiennes Azin, Chang et Madison. Les femmes interviewées avaient des parcours différents et travaillaient pour la société de capital-risque canadienne Georgian Partners. 

Les informaticiennes de Georgian Partners étaient toutes des personnes très intéressantes qui parlaient de leur travail avec beaucoup d’enthousiasme. C’était rafraîchissant de voir et d’écouter des femmes si uniques en leur genre, et pourtant si similaires. Elles ont des centres d’intérêt, des passions et des talents différents, mais elles se sont spécialisées dans le même domaine. Azin, Chang et Madison aiment les arts, les maths et la biologie! J’ai été vraiment impressionnée par l’hétérogénéité remarquable des gens du domaine de l’informatique. Toutes ces femmes ont emprunté des parcours bien à elles pour devenir les scientifiques qu’elles sont aujourd’hui.

Azin aimait les arts et les maths quand elle était petite, mais elle a choisi l’informatique. Douée en maths depuis l’enfance, Chang croyait que c’était son seul talent, ce qui l’a poussée à étudier l’informatique, plus précisément l’optimisation. De son côté, Madison avait toujours pensé qu’elle serait médecin, mais après le secondaire, elle a décidé de se réorienter vers l’informatique. 

Le parcours que la plupart d’entre elles avaient choisi au départ n’était pas l’informatique. Elles ont découvert la programmation après le secondaire ou changé de programme d’études à l’université. Les personnes qui travaillent en informatique ont des horizons, des talents et des emplois différents. Cette causerie m’a appris que le secondaire était le moment idéal pour découvrir ses centres d’intérêt et nourrir ses passions avant d’aller à l’université, peu importe si l’on aime l’informatique ou le tricot avancé!

En revanche, cette expérience m’a rappelé que la diversité de  ce groupe de femmes était loin de refléter la réalité : le domaine de l’informatique est surtout composé d’hommes. Madison nous a affirmé que « bien qu’il y ait encore des barrières, il est plus facile que jamais pour une femme de travailler en informatique ». Une de ces barrières est d’être une personne qui s’identifie comme une femme dans un domaine majoritairement masculin, et c’est parfois décourageant! 

Elles m’ont alors appris ce qu’était le syndrome de l’imposteur, la petite voix entêtante qui nous dit « Tu n’es pas assez bonne pour être ici » ou le sentiment frustrant de ne pas mériter le fruit de nos efforts. J’ai eu le syndrome de l’imposteur plusieurs fois dans ma vie, mais je n’en étais pas consciente. Je pensais que je me faisais des idées. Quand j’ai entendu la description du syndrome de l’imposteur, je me suis tout de suite reconnue. Je l’avais déjà ressenti quand j’ai participé à un de mes premiers cours de programmation. C’était un cours de HTML et, après une heure d’explications, j’avais l’impression d’avoir compris la syntaxe du HTML. Malgré cela, je doutais de mes connaissances, car je m’imaginais que tout le monde en savait plus que moi. C’était impensable pour moi de participer aux discussions en classe, car j’étais convaincue que j’étais incompétente comparée à mes pairs. Je n’ai pas osé dire un mot. J’ai même commencé à douter de ma compréhension du sujet.

Azin nous a dit que son syndrome de l’imposteur n’est jamais parti; elle sait seulement mieux le gérer. Elle nous a conseillé de croire en nous-mêmes pour en atténuer les effets. Il faut toujours se rappeler que l’on mérite notre place, quelle qu’elle soit. En fait, les gens qui nous entourent sont probablement atteints du syndrome, eux aussi. Grâce à cette expérience, j’ai appris à connaître les obstacles que les femmes doivent surmonter dans le milieu. J’en suis repartie pleine d’inspiration et le cœur plein d’espoir que je pourrais faire carrière en informatique, moi aussi.

Skyla est une ambassadrice ado de Canada en programmation. Elle aime essayer de nouveaux langages de programmation et manger des céréales. Dans ses temps libres, elle fait du ski, dessine et construit des circuits et des robots avec son RaspberryPi et son Arduino. 

Merci à l’équipe de Georgian Partners d’avoir participé à notre belle causerie. Notre programme Ambassadrices ados est tout nouveau (le pilote a été lancé l’année dernière). Pour en savoir plus, consultez cette page.

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